Hôtel de ville
Place de l'Europe
39100 DOLE
03.84.79.79.79
Jours et horaires d’ouverture
Accueil du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30.
Les samedis de 9h00 à 12h00.
Du 6 juillet au 30 août inclus : 8h30 à 12h00 et 13h30 à 17h00.
Fermé les samedis.
Le musée des beaux-arts de Dole présente du 9 décembre 2025 au 29 mars 2026, l'exposition "Copies ? Copier ?".
Qu’est-ce qu’une copie ? Un faux ? Rarement. Une imitation ? Parfois. Une interprétation ? Le plus souvent.
Une copie est une reproduction plus ou moins fidèle d'une œuvre d'art originale, faite dans un but plus ou moins affiché. On peut copier une œuvre pour des raisons très différentes : pour apprendre à peindre ou à sculpter, pour imiter un artiste célèbre, pour se moquer d’une œuvre connue en la détournant – ou au contraire lui rendre hommage. Parfois même, un artiste copie ses propres œuvres. L’exposition s’intéresse à cette idée de « copier », qui existe depuis l’Antiquité et dont le succès ne s’est jamais démenti, allant de la reproduction jusqu’au détournement.
Participant à cet engouement, le musée de Dole organise d’ailleurs chaque année une Nuit des copistes qui attire artistes amateurs et professionnels.
Exposition du 9 décembre 2025 au 29 mars 2026
Fondé en 1821, le musée fut longtemps installé dans le Collège de l'Arc et dans l'ancienne Chapelle des Jésuites attenante, avant que la nécessité d'un lieu dédié et plus adapté à la richesse des collections, constituées tout au long du 19e siècle, ne s'impose.
En 1980, le musée déménage dans un bâtiment ancien, le Pavillon des officiers, édifice d’architecture comtoise du 18e siècle, rénové et réhabilité par l'architecte Louis Miquel. Élève pendant deux ans de Le Corbusier, Louis Miquel défend une architecture d'esprit brutaliste, marquée notamment par son goût pour le béton brut. Pour l'ouverture du « nouveau » musée de Dole, il livre un bâtiment qui, tout en respectant le bâtiment ancien, son plan en L, sa structure et ses volumes, se veut moderne dans sa sobriété et dans l'utilisation, comme une signature forte, du béton brut pour réaliser des balcons intérieurs.
L'inauguration en 1980 est suivie trois ans après du développement d'une politique d'exposition et d'acquisition d'art contemporain qui ouvre ce musée des Beaux-Arts sur le présent et initie un dialogue entre les époques qui n'a jamais cessé depuis.
Au premier étage, un parcours thématique du 16e au 19e siècle rappelle la prospérité de Dole, capitale de la Comté jusqu'en 1678 : art bourguignon et comtois de la Renaissance au 18e siècle, peinture française des 17e/18e siècles (Vouet, Allegrain, Coypel, van der Meulen), écoles italienne (Assereto, Procaccini, Ulivelli) et nordique (Le Maître de Saint-Gilles, Van Boucle, Gysbrechts, Wouters), auxquels s'ajoute une collection 19e siècle faisant la part belle à l’école de Barbizon et aux maîtres comtois (Courbet, Pointelin, Brun, Adler).
En échos, réponses ou ruptures, des œuvres de la collection d'art contemporain viennent casser le fil de l'histoire et jouer avec la chronologie, pour défendre une approche résolument non conformiste de l'histoire de l'art. La collection contemporaine traverse de fait l'ensemble du bâtiment, et occupe régulièrement tout le 3e étage.
Elle s'est constituée depuis 1983 autour de la Figuration critique des années 1960 (Monory, Télémaque, Erró, Fromanger, etc.) et du Nouveau Réalisme (César, Arman, Spoerri, etc.). Elle continue à se développer aujourd'hui, entre art contemporain historique et jeune création, autour de deux axes majeurs : image et récit(s) d'une part, art et société d'autre part. Le dépôt des œuvres du Lab'bel, collection d'art contemporain du groupe Bel, enrichit ce fonds de façon complémentaire, ouvrant la collection, largement picturale à ce jour vers d'autres formes et d'autres familles artistiques.
Aujourd’hui, le musée poursuit ce dialogue fécond en tâchant de le réinventer sans cesse, s'attachant à fonder son identité sur cette ouverture, sur cette idée du musée comme un lieu qui fait pont entre le passé et le présent, mais aussi entre les arts, entre les domaines de la création, entre les hommes.
La programmation du musée garde en fil rouge le dialogue ou l'alternance entre patrimoine et art contemporain : les projets défendus en art ancien s'inscrivent dans un rapport à l'histoire du musée, à son territoire, aux artistes qui constituent le socle historique de la collection.
Les expositions d'art contemporain et les projets thématiques trans-historiques, eux, peuvent constituer autant de réponses aux grands axes scientifiques définis pour la collection contemporaine, tout en s'autorisant des chemins de traverses, des libertés, des interprétations (comme c’est le cas en musique), des déplacements...