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samedi 21 octobre 2017 - St Céline
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A la recherche de vestiges place Précipiano et à la piscine Barberousse

Dans le cadre du projet d’aménagement d’un complexe aquatique et sportif et d’un parking souterrain, une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives a réalisé un diagnostic archéologique place Précipiano et à la piscine Barberousse.

Qu’est-ce qu’un diagnostic archéologique ?

Dans un contexte urbain historiquement riche, tout projet d’aménagement impliquant un impact sur le sous-sol risque d’affecter et de détruire le patrimoine archéologique. Une partie de la surface du projet d’aménagement est « sondée » par les archéologues qui examinent des tranchées ponctuelles creusées à l’aide d’une pelle mécanique. Le diagnostic archéologique permet de vérifier la présence de traces d’occupation humaine, de détecter, caractériser, circonscrire et dater d’éventuels vestiges. Si le résultat du diagnostic ne justifie pas la prescription d’une fouille, le diagnostic constituera la seule source d’informations sur le patrimoine archéologique du site.


Quelles sont les conséquences du diagnostic ?

À l’issue de l’opération de sondages, les données de terrain sont exploitées et  mises en forme dans un rapport remis à l’aménageur du projet (Grand Dole) et au Service régional de l’archéologie. Si le diagnostic confirme la présence de vestiges significatifs sur le plan scientifique ou patrimonial, l’État peut, dans un délai de deux mois, prescrire la réalisation d’une fouille pour recueillir les données archéologiques avant leur destruction. Il peut demander la modification du projet, afin de réduire l’impact des travaux sur le patrimoine archéologique et d’éviter en tout ou partie la réalisation de la fouille.

Le contexte archéologique dolois

L’emprise du projet est située aux marges du centre ancien de Dole et les sondages sont susceptibles de mettre au jour des vestiges en lien avec les limites de la ville, comme les remparts. Si la connaissance de la topographie historique de la cité permet d’envisager la découverte de ce type d’aménagements, des traces d’occupation plus ancienne non répertoriées jusqu’à présent peuvent également être révélées.

Ce que les archéologues ont mis au jour

Place Précipiano, la tranchée creusée à six mètres de profondeur a révélé des murs en maçonnerie, construits sur des pieux en bois. Il s’agit vraisemblablement des murs d’un casernement datant du 18e siècle, bâti sur les remblais qui ont comblé les fossés des anciens remparts.


Derrière la piscine
, ce sont également des maçonneries qui ont été découvertes, probablement les murs des remparts d’un bastion qui surplombait le Doubs, élevés au 17e siècle.