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Le musée des beaux-arts

Dole du JuraVivre à DoleCultureLe musée des beaux-arts

Exposition "La Fin des jours"

En préambule de sa première exposition solo qui s’y tiendra en 2020, Lydie Jean-Dit-Pannel s’immisce dans les réserves du musée de Dole pour chercher les signes annonciateurs de la fin des temps. Convaincue que ces oeuvres dormantes peuvent nous aider à appréhender notre époque, elle les articule entre elles et conçoit un parcours qui débute et se termine par les images d’une nature vierge, entre lesquelles la fresque des exactions humaines matérialise les formes d’une possible apocalypse.

Ces oeuvres sont mises en regard avec celles de l’artiste et de ses invité.e.s (Fanny Durand, Coline Jourdan, Héloïse Roueau, Gauthier Tassart) de manière à en actualiser la lecture.

La Fin des jours reprend les thèmes chers à Lydie Jean-Dit-Pannel qui crée comme on crie, pour lancer des alertes. Sans céder à un déclinisme stérile, l’artiste nous invite à contempler la fin des jours comme on regarderait un coucher de soleil, projetant par-delà la vision du crépuscule la promesse d’un éternel retour.

Exposition temporaire du 5 décembre 2018 au 24 février 2019.

Du Collège de l’Arc au Pavillon des Officiers

Fondé en 1821, le musée fut longtemps installé dans le Collège de l'Arc et dans l'ancienne Chapelle des Jésuites attenante, avant que la nécessité d'un lieu dédié et plus adapté à la richesse des collections, constituées tout au long du 19e siècle, ne s'impose.

En 1980, le musée déménage dans un bâtiment ancien, le Pavillon des officiers, édifice d’architecture comtoise du 18e siècle, rénové et réhabilité par l'architecte Louis Miquel. Élève pendant deux ans de Le Corbusier, Louis Miquel défend une architecture d'esprit brutaliste, marquée notamment par son goût pour le béton brut. Pour l'ouverture du « nouveau » musée de Dole, il livre un bâtiment qui, tout en respectant le bâtiment ancien, son plan en L, sa structure et ses volumes, se veut moderne dans sa sobriété et dans l'utilisation, comme une signature forte, du béton brut pour réaliser des balcons intérieurs.

L'inauguration en 1980 est suivie trois ans après du développement d'une politique d'exposition et d'acquisition d'art contemporain qui ouvre ce musée des Beaux-Arts sur le présent et initie un dialogue entre les époques qui n'a jamais cessé depuis.

 

 

La salle 17e siècle au premier étage.
Les salles d'art contemporain aux deuxième et troisième étages.

Un fonds archéologique centré sur le patrimoine local

Le parcours à travers les collections permanentes du musée se déploie sur trois étages du bâtiment, permettant de traverser les époques de façon chronologique et thématique à la fois.

Au sous-sol, la collection d’archéologie est consacrée aux découvertes archéologiques du Jura, du Néolithique à l'époque mérovingienne. De modestes collections d'époque antique (période romaine, égyptologie), et une salle dédiée à la statuaire médiévale et Renaissance complètent cet ensemble. Ce fonds, présenté dans le sous-sol voûté du musée, provient essentiellement des découvertes faites par l’historien et archéologue Julien Feuvrier (1851-1936) au début du 20e siècle dans la région doloise.

Une exposition organisée en 2009 a rendu hommage à cette personnalité marquante de la vie locale qui créa le musée archéologique de la ville de Dole en 1899.

Industrie osseuse (Rochefort) © Photo P. GUENAT
Buste de déesse en bronze © Photo P. GUENAT

Un dialogue construit entre ancien et contemporain

Au premier étage, un parcours thématique du 16e au 19siècle rappelle la prospérité de Dole, capitale de la Comté jusqu'en 1678 : art bourguignon et comtois de la Renaissance au 18e siècle, peinture française des 17e/18e siècles (Vouet, Allegrain, Coypel, van der Meulen), écoles italienne (Assereto, Procaccini, Ulivelli) et nordique (Le Maître de Saint-Gilles, Van Boucle, Gysbrechts, Wouters), auxquels s'ajoute une collection 19e siècle faisant la part belle à l’école de Barbizon et aux maîtres comtois (Courbet, Pointelin, Brun, Adler).

En échos, réponses ou ruptures, des œuvres de la collection d'art contemporain viennent casser le fil de l'histoire et jouer avec la chronologie, pour défendre une approche résolument non conformiste de l'histoire de l'art. La collection contemporaine traverse de fait l'ensemble du bâtiment, et occupe régulièrement tout le 3e étage.

Elle s'est constituée depuis 1983 autour de la Figuration critique des années 1960 (Monory, Télémaque, Erró, Fromanger, etc.) et du Nouveau Réalisme (César, Arman, Spoerri, etc.). Elle continue à se développer aujourd'hui, entre art contemporain historique et jeune création, autour de deux axes majeurs : image et récit(s) d'une part, art et société d'autre part. Le dépôt des œuvres du Lab'bel, collection d'art contemporain du groupe Bel, enrichit ce fonds de façon complémentaire, ouvrant la collection, largement picturale à ce jour vers d'autres formes et d'autres familles artistiques.

 

 

Collections d'art ancien : extraits

Collections d'art contemporain : extraits

Une programmation qui approfondit les questionnements de l’identité du musée

Aujourd’hui, le musée poursuit ce dialogue fécond en tâchant de le réinventer sans cesse, s'attachant à fonder son identité sur cette ouverture, sur cette idée du musée comme un lieu qui fait pont entre le passé et le présent, mais aussi entre les arts, entre les domaines de la création, entre les hommes.

La programmation du musée garde en fil rouge le dialogue ou l'alternance entre patrimoine et art contemporain : les projets défendus en art ancien s'inscrivent dans un rapport à l'histoire du musée, à son territoire, aux artistes qui constituent le socle historique de la collection.

Les expositions d'art contemporain et les projets thématiques trans-historiques, eux, peuvent constituer autant de réponses aux grands axes scientifiques définis pour la collection contemporaine, tout en s'autorisant des chemins de traverses, des libertés, des interprétations (comme c’est le cas en musique), des déplacements...