DOLE
EN 1 CLIC
Contact

Hôtel de ville

Place de l'Europe
39100 DOLE

03.84.79.79.79

Jours et horaires d’ouverture
Accueil du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30.
Le Samedi de 9h00 à 12h00.

Les services municipaux
A- A+

Le musée des beaux-arts

Dole du JuraVivre à DoleCultureLe musée des beaux-arts

Programme des expositions 2020/2021 du Musée des Beaux-Arts de Dole

Cliquez sur la photo pour accéder au programme

Exposition "Cueco, Journal d'un Peintre".

Au départ, il y a une envie partagée : celle de donner une plus grande visibilité à l'œuvre d'un artiste dont nous pensons que la reconnaissance reste modeste. Henri Cueco (1929-2017) est un acteur majeur de la Figuration Narrative en France. Il a fait de sa vie un véritable journal d'images et de récits. Autant attentif aux simples choses du quotidien, aux luttes politiques, aux paysages ou à l'histoire de la peinture, Cueco livre un œuvre singulier qui met à mal à la fois la dimension élitiste de l'art et la figure du génie. Son style, tant en peinture qu'en littérature, compose avec la sincérité, la modestie, la rusticité, la malice et l'ironie. L'exposition souligne alors un engagement sans compromis envers un œuvre qui trouve une place pertinente au sein des réflexions actuelles portées sur la peinture, sur le rôle et le statut de l'artiste, sur un besoin collectif d'une pensée horizontale et résolument politique. S'il ne s'agit pas d'une rétrospective à proprement parler, l'exposition réunit un grand nombre de séries, de périodes de l'œuvre de Cueco.

Exposition temporaire du 16 octobre 2020 au 7 mars 2021

Du Collège de l’Arc au Pavillon des Officiers

Fondé en 1821, le musée fut longtemps installé dans le Collège de l'Arc et dans l'ancienne Chapelle des Jésuites attenante, avant que la nécessité d'un lieu dédié et plus adapté à la richesse des collections, constituées tout au long du 19e siècle, ne s'impose.

En 1980, le musée déménage dans un bâtiment ancien, le Pavillon des officiers, édifice d’architecture comtoise du 18e siècle, rénové et réhabilité par l'architecte Louis Miquel. Élève pendant deux ans de Le Corbusier, Louis Miquel défend une architecture d'esprit brutaliste, marquée notamment par son goût pour le béton brut. Pour l'ouverture du « nouveau » musée de Dole, il livre un bâtiment qui, tout en respectant le bâtiment ancien, son plan en L, sa structure et ses volumes, se veut moderne dans sa sobriété et dans l'utilisation, comme une signature forte, du béton brut pour réaliser des balcons intérieurs.

L'inauguration en 1980 est suivie trois ans après du développement d'une politique d'exposition et d'acquisition d'art contemporain qui ouvre ce musée des Beaux-Arts sur le présent et initie un dialogue entre les époques qui n'a jamais cessé depuis.

 

 

La salle 17e siècle au premier étage.
Les salles d'art contemporain aux deuxième et troisième étages.

Un fonds archéologique centré sur le patrimoine local

Le parcours à travers les collections permanentes du musée se déploie sur trois étages du bâtiment, permettant de traverser les époques de façon chronologique et thématique à la fois.

Au sous-sol, la collection d’archéologie est consacrée aux découvertes archéologiques du Jura, du Néolithique à l'époque mérovingienne. De modestes collections d'époque antique (période romaine, égyptologie), et une salle dédiée à la statuaire médiévale et Renaissance complètent cet ensemble. Ce fonds, présenté dans le sous-sol voûté du musée, provient essentiellement des découvertes faites par l’historien et archéologue Julien Feuvrier (1851-1936) au début du 20e siècle dans la région doloise.

Une exposition organisée en 2009 a rendu hommage à cette personnalité marquante de la vie locale qui créa le musée archéologique de la ville de Dole en 1899.

Industrie osseuse (Rochefort) © Photo P. GUENAT
Buste de déesse en bronze © Photo P. GUENAT

Un dialogue construit entre ancien et contemporain

Au premier étage, un parcours thématique du 16e au 19siècle rappelle la prospérité de Dole, capitale de la Comté jusqu'en 1678 : art bourguignon et comtois de la Renaissance au 18e siècle, peinture française des 17e/18e siècles (Vouet, Allegrain, Coypel, van der Meulen), écoles italienne (Assereto, Procaccini, Ulivelli) et nordique (Le Maître de Saint-Gilles, Van Boucle, Gysbrechts, Wouters), auxquels s'ajoute une collection 19e siècle faisant la part belle à l’école de Barbizon et aux maîtres comtois (Courbet, Pointelin, Brun, Adler).

En échos, réponses ou ruptures, des œuvres de la collection d'art contemporain viennent casser le fil de l'histoire et jouer avec la chronologie, pour défendre une approche résolument non conformiste de l'histoire de l'art. La collection contemporaine traverse de fait l'ensemble du bâtiment, et occupe régulièrement tout le 3e étage.

Elle s'est constituée depuis 1983 autour de la Figuration critique des années 1960 (Monory, Télémaque, Erró, Fromanger, etc.) et du Nouveau Réalisme (César, Arman, Spoerri, etc.). Elle continue à se développer aujourd'hui, entre art contemporain historique et jeune création, autour de deux axes majeurs : image et récit(s) d'une part, art et société d'autre part. Le dépôt des œuvres du Lab'bel, collection d'art contemporain du groupe Bel, enrichit ce fonds de façon complémentaire, ouvrant la collection, largement picturale à ce jour vers d'autres formes et d'autres familles artistiques.

 

 

Collections d'art ancien : extraits

Collections d'art contemporain : extraits

Une programmation qui approfondit les questionnements de l’identité du musée

Aujourd’hui, le musée poursuit ce dialogue fécond en tâchant de le réinventer sans cesse, s'attachant à fonder son identité sur cette ouverture, sur cette idée du musée comme un lieu qui fait pont entre le passé et le présent, mais aussi entre les arts, entre les domaines de la création, entre les hommes.

La programmation du musée garde en fil rouge le dialogue ou l'alternance entre patrimoine et art contemporain : les projets défendus en art ancien s'inscrivent dans un rapport à l'histoire du musée, à son territoire, aux artistes qui constituent le socle historique de la collection.

Les expositions d'art contemporain et les projets thématiques trans-historiques, eux, peuvent constituer autant de réponses aux grands axes scientifiques définis pour la collection contemporaine, tout en s'autorisant des chemins de traverses, des libertés, des interprétations (comme c’est le cas en musique), des déplacements...

Reportage vidéo

Les réserves du musée abritent plus de 4 000 œuvres. Dont 1 200 peintures anciennes qui ont bénéficié d'un chantier de conservation préventive entre 2005 et 2019.