| Le développement durable, une priorité
« Agir local, penser global.. ; »
La notion de développement durable est apparue, il y a une trentaine d’années. En 1987, la Commission Mondiale de l’Environnement et le Développement en propose la définition suivante, dans le rapport Brundtland :
« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Concrètement :
1/ Partir des besoins de la population et du territoire, dans une approche opposée à la logique d’offre habituellement pratiquée. Partir des besoins pour développer la commune, implique de les connaître. C’est pourquoi, je suis très attachée à la démocratie participative, qui permet une meilleure expression et définition des besoins, ainsi qu’une qualification à la demande.
2/ Approcher les dossiers en tenant compte des trois piliers que sont l’équité sociale, l’économie, et la préservation de l’environnement. C’est pourquoi il faut favoriser la transversalité.
3/ Prendre en compte le long terme, tant d’un point de vue humain que matériel. Du fait de notre organisation sociale et les limitations de nos techniques, il faut favoriser une politique de prospective, d’innovation et d’anticipation.
Le développement durable impose donc d’articuler le local et le global. Un bon projet de développement durable doit allier une démarche visant à satisfaire les besoins de proximité, à prendre en compte les habitants ici et maintenant, tout en contribuant à l’équilibre de l’avenir de la planète. Il doit aussi intégrer le principe de réversibilité comme condition sine qua non.
La démarche doit être globale dans son rapport aux différentes échelles : il faut se poser les questions aussi bien du point de vue de tous les quartiers que du point de vue mondial. En s’appuyant sur des valeurs comme la responsabilité, la participation et le partage, le débat, le partenariat, la précaution, la prévention et la solidarité (sociale, géographique et transgénérationnelle), il s’agit d’affirmer une approche double et conjointe : chaque habitant de la planète a le même droit aux ressources de la terre ; chaque habitant a le droit d’utiliser les ressources de la Terre, mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir.
L’échelon local est particulièrement propice à l’expérimentation de pratiques dans le cadre du développement durable : il offre une souplesse exceptionnelle et un retour d’expérience sur le court, voire le très court terme, qui permet de tirer les leçons et de faire évoluer les pratiques rapidement. L’absence de références sur un développement durable appliqué implique que s’inscrire dans cette démarche, c’est s’ouvrir un droit, voire un devoir, d’innovation permanente.
Isabelle NOUVELLON
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